Celui qui a tout perdu
Le soleil brillait dans ma case
Et mes femmes étaient belles et souples,
Comme les palmiers sous la brise des soirs.
Mes enfants glissaient sur le grand fleuve
Aux profondeurs de mort,
Et mes pirogues luttaient avec les crocodiles.
La lune, maternelle, accompagnait nos danses,
Le rythme frénétique et lourd du tam-tam,
Tam-tam de la joie, tam-tam de l'insouciance,
Au milieu des feux de liberté.
Et mes femmes étaient belles et souples,
Comme les palmiers sous la brise des soirs.
Mes enfants glissaient sur le grand fleuve
Aux profondeurs de mort,
Et mes pirogues luttaient avec les crocodiles.
La lune, maternelle, accompagnait nos danses,
Le rythme frénétique et lourd du tam-tam,
Tam-tam de la joie, tam-tam de l'insouciance,
Au milieu des feux de liberté.
Puis, un jour, le Silence...
Les rayons du soleil semblèrent s'éteindre,
Dans ma case vide de sens.
Mes femmes écrasèrent leurs bouches rougies
Sur les lèvres minces et dures des conquérants aux yeux d'acier
Et mes enfants quittèrent leur nudité paisible
Pour l'uniforme de fer et de sang.
Votre voix s'est éteinte aussi.
Les fers de l'esclavage ont déchiré mon cœur,
Les rayons du soleil semblèrent s'éteindre,
Dans ma case vide de sens.
Mes femmes écrasèrent leurs bouches rougies
Sur les lèvres minces et dures des conquérants aux yeux d'acier
Et mes enfants quittèrent leur nudité paisible
Pour l'uniforme de fer et de sang.
Votre voix s'est éteinte aussi.
Les fers de l'esclavage ont déchiré mon cœur,
Tam-tams de mes nuits, tam-tams de mes pères.
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